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La capacité de l’OTAN à opérer efficacement dans tous les milieux dépend de plus en plus de l’accès à des données, produits et services fournis depuis l’espace. Ceux-ci sont à la base de nombreuses fonctions opérationnelles essentielles, notamment la communication, la surveillance et la navigation. L’OTAN ne cherche pas à devenir un acteur spatial indépendant ni à posséder ses propres moyens dans l’espace, mais s’appuie sur les capacités fournies par les Alliés, des entreprises privées et des partenaires de confiance. Dans ce milieu de plus en plus convoité et encombré, les acteurs du secteur privé jouent un rôle essentiel dans la fourniture des moyens et services qui aident l’OTAN à conserver son avantage opérationnel.
Cette collaboration entre l’OTAN et les entreprises est particulièrement importante dans les domaines suivants :
Le milieu aérien est un milieu clé pour l’exécution des tâches fondamentales de l’Alliance : dissuasion et défense, sécurité coopérative et gestion de crise. Les activités de l’OTAN dans ce milieu comprennent notamment la coordination civilo-militaire en matière de gestion de la circulation aérienne, la police du ciel, ainsi que le renseignement, la surveillance et la reconnaissance (ISR). L’Alliance soutient le développement de capacités faisant appel à des technologies émergentes liées au milieu aérien, notamment les drones, les systèmes autonomes, les moyens de guerre électromagnétique et les infrastructures essentielles à l’aviation.
Dès qu’elle le peut, l’OTAN encourage et facilite l’innovation et la collaboration dans le domaine du développement de capacités maritimes. La stratégie maritime de l’Alliance, adoptée en 2025, fait du milieu maritime un espace incontournable pour la dissuasion, la défense et le combat. Elle donne la priorité à la protection des infrastructures maritimes d’importance critique et engage l’Alliance à intégrer pleinement les opérations maritimes dans les opérations multimilieux, notamment en recourant largement à des systèmes sans pilote. La collaboration entre l’OTAN et les entreprises est particulièrement importante dans les domaines suivants, où elle est d’ailleurs déjà engagée :
est compétente pour les capacités cyber et numériques, tous milieux confondus (terre, air, mer, espace et cyber), et veille à la cohérence d’ensemble des travaux de l’entreprise OTAN se rapportant aux technologies de l’information et des communications (TIC), à la cyberdéfense et à la cybersécurité.
Pour remplir sa mission de dissuasion et de défense, l’OTAN doit pouvoir compter sur des capacités terrestres performantes. Dès lors, la puissance de l’OTAN dans le milieu terrestre repose sur des fournisseurs solides, capables de convertir les besoins opérationnels de l’Alliance en forces terrestres modernes, interopérables et soutenables.
Les domaines d’importance critique pour le milieu terrestre sont les suivants :
https://www.forsvaret.no/en/organisation/centre-of-excellence-cold-weather-operations/
Le dispositif de cyberdéfense de l’OTAN s’appuie sur des partenariats solides avec des acteurs du secteur privé. Ceux-ci apportent les innovations, l’expertise et les technologies nécessaires pour renforcer la résilience, accélérer l’adoption de nouvelles capacités et aider l’OTAN à conserver une longueur d’avance sur les menaces cyber, en constante évolution. Cette collaboration est particulièrement importante dans les domaines suivants, où elle est d’ailleurs déjà engagée :
Portail d’information pour les entreprises souhaitant traiter avec l’OTAN
L’OTAN travaille étroitement avec l’industrie au développement et à la mise à disposition des capacités dont l’Alliance a besoin pour mener ses missions et atteindre ses objectifs et, ainsi, protéger la population de ses pays membres, soit un milliard de personnes. L’importance d’une relation plus étroite entre l’OTAN et l’industrie a été reconnue lors des récents sommets de l’Organisation. L’OTAN a ainsi établi un cadre pour la collaboration entre l’OTAN et l’industrie (PDF), qui présente les principes régissant les différents types de relations qui peuvent se mettre en place.
Par « industrie », l’OTAN entend les petites et moyennes entreprises et les grands groupes dont le domaine d’activité est lié de près ou de loin à la défense, y compris les start-up et les entreprises deep tech.
En dehors de la passation de marchés ou avant une mise en concurrence, l’OTAN interagit avec l’industrie par l’intermédiaire du Groupe consultatif industriel OTAN (NIAG) et au travers du cadre d’interaction en collaboration (FFCI), de l’Accélérateur d’innovation de défense pour l’Atlantique Nord (DIANA) et du fonds OTAN pour l’innovation (NIF). Elle interagit aussi avec elle à l’occasion de rencontres régulières, telles que le Forum OTAN-industrie, le Forum des industries de défense qui se tient en marge du sommet de l’OTAN, et divers symposiums, conférences et séminaires.
Au stade de la passation de marchés, les relations avec l’industrie sont régies par la réglementation de l’OTAN relative aux achats (voir plus bas).
La Division Cyber et transformation numérique (CDT) supervise tout ce qui concerne le cyber et la transformation numérique dans les différents organismes civils et militaires de l’entreprise OTAN, et joue un rôle central dans le développement capacitaire. Elle s’occupe à ce titre de toutes les activités de promotion de l’intelligence artificielle (IA), de la donnée, du cloud, des réseaux et des télécommunications.
Par l’intermédiaire du Comité des orientations pour le numérique et de ses organes subordonnés, la CDT pilote la normalisation dans les domaines du numérique et du C2 (commandement et contrôle).
La Division assure également la coordination de tout ce qui touche à la lutte contre les pratiques hybrides ; elle travaille sur les politiques relatives à la sécurité énergétique et aux infrastructures sous-marines critiques et sensibilise les entreprises à ces problématiques.
Son activité touche donc à tous les milieux (terre, air, mer, espace et cyber). Enfin, elle veille à la cohérence d’ensemble des travaux de l’entreprise OTAN se rapportant aux technologies de l’information et des communications (TIC), à la cybersécurité et à la cyberdéfense.
La Division D2IA du siège de l’OTAN joue un rôle de premier plan dans le développement et la mise à disposition de capacités couvrant toute la gamme des besoins en matière de dissuasion et de défense. L’accent est mis en particulier sur le développement de capacités innovantes qui répondent aux besoins découlant du processus OTAN de planification de défense (NDPP), ce qui suppose d’accroître la capacité de production industrielle et de protéger les chaînes d’approvisionnement essentielles à la défense.
La Division étant également chargée d’encadrer les relations avec l’industrie, elle a créé un site web à son intention (NATO-Industry Relations and Cooperation), lequel contribue à l’amélioration de la coopération industrielle et technologique transatlantique de défense (TADIC).
Le NIAG est un organe consultatif composé de représentants de haut niveau des grands acteurs industriels des pays membres de l’OTAN, qui ont des échanges de vues francs et ouverts sur les aspects industriels, techniques, économiques, managériaux et autres de la recherche et développement relative aux équipements de défense et de sécurité et de leur production au sein de l’Alliance. Les industries des pays de l’OTAN et des pays partenaires y sont représentées par des chefs de délégation.
Le mécanisme du financement commun permet à l’Alliance de financer la mise à disposition des capacités militaires essentielles à la concrétisation de ses priorités et objectifs. Les achats effectués à l’aide de ce mécanisme sont régis par la politique OTAN relative aux achats financés en commun et par la procédure d’appel d’offres ouvert de l’OTAN. Ils sont fondés sur les principes suivants : qualité et rapidité d’exécution, mise en concurrence libre et non faussée, transparence, bonne gouvernance, et efficience et proportionnalité.
L’ACT est l’un des commandements stratégiques de l’OTAN. Il s’occupe de la transformation militaire de l’OTAN, un processus continu qui vise à accroître l’efficacité des forces armées dans les opérations d’aujourd’hui et de demain grâce à la mise au point de moyens d’entraînement et de formation, de capacités, de doctrines et de concepts innovants.
L’ACO est l’un des commandements stratégiques de l’OTAN. Il est responsable de la planification et de l’exécution de toutes les opérations de l’OTAN. Il se compose d’un QG de niveau stratégique (SHAPE – Grand quartier général des puissances alliées en Europe), de trois commandements de forces interarmées, et de trois commandements de niveau tactique (pour les milieux aérien, terrestre et maritime).
Le DIANA est un organisme OTAN qui vise à repérer des technologies innovantes pouvant se prêter à un double usage et à en accélérer le développement à l’échelle de l’Alliance. Il fournit aux entreprises participantes les ressources, les réseaux et les orientations dont elles ont besoin pour développer des deep tech qui apportent des solutions essentielles en matière de défense et de sécurité, notamment pour pouvoir opérer dans des environnements rendus inaccessibles ou pour contrer des menaces pesant sur la résilience de l’Alliance.
La NCIA est l’organisme OTAN de référence pour les technologies et le cyber. Elle s’attache à acquérir des solutions numériques et des systèmes de communication et d’information résilients qui permettent aux pays de l’Alliance de communiquer efficacement entre eux et avec les pays partenaires.
Maillon essentiel de la transformation numérique de l’OTAN, elle collabore avec l’industrie à la mise à disposition de solutions techniques et de conseils d’experts, qu’il s’agisse de faciliter les consultations politiques ou de permettre la conduite d’opérations multimilieux.
Le siège de l’OTAN, à Bruxelles, est le centre politique et administratif de l’Alliance et le siège permanent du Conseil de l’Atlantique Nord, organe de décision politique suprême de l’Organisation. La majorité des marchés et contrats avec le siège de l’OTAN ont trait au fonctionnement quotidien du siège (informatique, travaux de construction, gestion des installations, maintenance, services de consultance, etc.).
Le NIF est un fonds de capital-risque d’un milliard d’euros qui mise sur les deep tech pour relever des défis en matière de défense, de sécurité et de résilience. Il investit de manière indépendante dans des technologies de pointe dans les 24 pays de l’OTAN qui l’alimentent, lesquels concourent à son efficacité en aidant les entreprises à accéder aux marchés publics et privés concernés.
La NSPA est l’organisme OTAN qui s’occupe, pour le compte des pays de l’Alliance ou de pays partenaires, des achats multinationaux de capacités, du soutien des capacités concernées et de leur maintien en condition. Elle centralise les demandes pour mettre en correspondance les besoins nationaux et les capacités de l’industrie, générer des économies d’échelle et faire de l’interopérabilité une réalité. Les fournisseurs enregistrés auprès de la NSPA peuvent soumissionner pour toute une série de marchés de biens et de services.
La STO est la principale entité OTAN chargée des questions scientifiques et technologiques (S&T). Sa mission consiste à promouvoir et à pratiquer la recherche en collaboration à l’appui du développement capacitaire et des objectifs des partenariats, et à remettre des avis stratégiques aux décideurs de l’OTAN. La STO comprend le Centre pour la recherche et l’expérimentation maritimes (CMRE), basé à La Spezia (Italie), le Bureau de soutien à la collaboration (CSO), situé à Neuilly-sur-Seine (France), et le Bureau du conseiller scientifique, qui se trouve au siège de l’OTAN, à Bruxelles (Belgique).
Les activités de normalisation sont pour l’OTAN un moyen clé de parvenir à l’interopérabilité à l’échelle de l’Alliance, car elles permettent aux pays membres, aux organismes OTAN et à l’industrie de développer des capacités qui sont à même d’opérer efficacement ensemble dans tous les milieux. Vous trouverez ici un aperçu de l’approche de normalisation de l’OTAN, des principaux domaines concernés et des autorités de tutelle qui sont responsables d’orienter les activités de normalisation.
Les normes qui intéresseront tout particulièrement l’industrie sont celles qui concernent le matériel et les technologies numériques. Les rôles joués par la Conférence des directeurs nationaux des armements (CDNA) et le Comité des orientations pour le numérique (DPC) dans la normalisation peuvent aussi être éclairants. Pour pouvoir participer à des activités de normalisation de l’OTAN, les entreprises intéressées doivent généralement avoir été proposées par un Allié. Cette approche permet de valider le degré d’expertise que l’entreprise apporte au processus de normalisation de l’OTAN.
La base de données des documents de normalisation OTAN (NSDD) et les normes et profils d’interopérabilité OTAN (NISP) ont également leur utilité. Dans le domaine des technologies numériques, les NISP favorisent l’interopérabilité dès la conception en expliquant quelles sont les normes à suivre lors du développement des capacités. Ils sont particulièrement utiles pour les personnes chargées de la planification capacitaire, de la définition des spécifications, de la gestion des programmes, ainsi que pour les fournisseurs cherchant à mettre en correspondance les produits, services et feuilles de route avec les impératifs de l’OTAN en matière d’interopérabilité numérique et cyber.