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Énoncé de la problématique – Pour conserver leur supériorité tactique dans des conditions opérationnelles de plus en plus complexes et dynamiques, les forces des pays de l’Alliance doivent renforcer la létalité, la mobilité, la protection et l’efficacité au combat de leurs capacités terrestres, de sorte qu’elles puissent opérer rapidement et par tout temps dans des zones urbaines et rurales variées face à des adversaires à quasi-parité. Il convient pour ce faire d’améliorer la coordination, la synchronisation et la précision des tirs indirects opérés à différentes distances et de prévoir un appui aérien rapproché pour les forces de manœuvre terrestres afin de préserver leur efficacité opérationnelle. Ces opérations doivent pouvoir être exécutées rapidement, par visibilité réduite et en ambiance GE (guerre électromagnétique) où le flux de l’information est perturbé.
État final recherché – La solution proposée doit – dans toute la mesure du possible – :
Énoncé de la problématique – La multiplication des menaces aériennes et missiles, leur diversité et leur complexité croissantes ainsi que la prolifération accélérée des systèmes de missiles balistiques avancés représentent des défis majeurs pour les forces des Alliés et leurs infrastructures critiques. Parmi ces menaces figurent les drones aériens, les petits vecteurs aérobies évoluant lentement à basse altitude, les tirs de roquettes, d’artillerie et de mortiers, ainsi que les missiles balistiques et hypersoniques sophistiqués capables de frapper des sites clés tels que des ports, des aérodromes et d’autres installations à haute valeur ajoutée.
Les systèmes de défense doivent être capables d’acquérir, de poursuivre, de prioriser et d’engager par tout temps des menaces évoluant à différentes distances et pouvoir être mis en œuvre sur très court préavis. Pour neutraliser ces menaces ou en réduire l’efficacité, il convient de disposer d’une solide défense multicouche en profondeur ainsi que de systèmes de commandement, de contrôle et de communication en temps réel qui permettent d’opérer sans interruption, de sauvegarder les points stratégiques et de conserver la supériorité opérationnelle dans des environnements multimilieux complexes. Les solutions devraient tenir compte du coût par munition et de la quantité de munitions à prévoir.
Les drones autonomes capables d’évoluer en essaim compliqueront considérablement les mesures existantes de défense aérienne et de protection des forces.
État final recherché – La solution proposée doit – dans toute la mesure du possible – :
Énoncé de la problématique – Le traitement des cibles à haute valeur ajoutée situées à distance, fortifiées, dispersées et lourdement défendues, constitue un défi majeur dans les opérations en milieux terrestre, aérien et maritime. Ce défi est souvent exacerbé par des environnements opérationnels où l’usage du spectre électromagnétique est impossible ou n’est possible qu’en mode dégradé, ce qui complique encore le partage de l’information, la coordination et la prise de décision. En outre, les objectifs sont souvent positionnés à proximité d’infrastructures civiles ; la précision est donc capitale pour la réussite de l’opération.
Il est nécessaire de disposer de systèmes d’armes pouvant être mis en réseau, qui soient capables de frapper des cibles dans la profondeur du territoire adverse au départ de plateformes qui ne peuvent pas être engagées par le système de défense aérienne et antimissile intégrée de l’adversaire. Ces capacités doivent pouvoir opérer avec efficacité dans des environnements hostiles, pénétrer les systèmes de défense aérienne intégrée et frapper avec précision des objectifs à haute valeur ajoutée pour les détruire, les neutraliser, les mettre hors de combat ou les détériorer.
État final recherché – Les Alliés sont en mesure de frapper avec précision et efficacité des objectifs à haute valeur ajoutée à des distances variables dans des environnements interdits ou contestés, à l’appui d’opérations aériennes, terrestres et maritimes.
La solution proposée doit – dans toute la mesure du possible – permettre une frappe rapide, précise et centrée sur la cible. Elle doit en outre limiter autant que possible les effets involontaires sur les forces amies et permettre de prendre l’avantage stratégique grâce à un engagement rapide et imprévisible des cibles.
Les Alliés cherchent à produire ces effets au moyen d’une solution présentant un rapport efficacité/efficience optimal. La solution proposée doit être conforme aux normes OTAN en matière d’interopérabilité.
Énoncé de la problématique – Les forces de manœuvre des pays de l’Alliance doivent pouvoir compter sur une chaîne médicale pleinement opérationnelle, notamment pour le ramassage des blessés, le flux de patients et l’administration des traitements.
Pour garantir la survie des blessés et la continuité des soins, un mix de capacités d’évacuation des blessés – avec et sans équipage embarqué – doit pouvoir opérer efficacement sur divers terrains, dans des conditions météorologiques extrêmes et en ambiance CBRN (chimique, biologique, radiologique ou nucléaire). Les installations de traitement médical doivent être couplées à un système d’évacuation médicale efficace et protégé.
Les chaînes logistiques feront davantage appel à des systèmes autonomes sans équipage embarqué pour l’évacuation des blessés dans des environnements contestés.
État final recherché – La solution proposée doit – dans toute la mesure du possible – être déployable, modulaire, évolutive, adaptable, interopérable et d’un bon rapport coût-efficacité, et faciliter les missions suivantes :
Énoncé de la problématique – Les opérations militaires nécessitent des réseaux logistiques polyvalents, résilients et capables de concourir à un large éventail de missions – mouvements de troupes, évacuations sanitaires aériennes, reconnaissance, surveillance, récupération interarmées de personnel, livraison par air et transport lourd (marchandises, véhicules et fournitures). Sachant que les adversaires peuvent prendre pour cible les chaînes d’approvisionnement et les infrastructures logistiques, il est essentiel que les Alliés assurent la continuité du réapprovisionnement, la mobilité et la disponibilité opérationnelle.
Les capacités logistiques doivent être interopérables avec les forces multinationales et les systèmes de communication. Elles doivent par ailleurs pouvoir opérer efficacement de jour comme de nuit et transporter troupes, équipements et fournitures sur de longues distances et sur le temps long.
État final recherché – Les Alliés peuvent compter sur des chaînes d’approvisionnement logistiques intégrées résilientes et adaptables qui leur permettent de mener des opérations avec rapidité, précision et fiabilité.
L’OTAN est passée à une nouvelle approche dans la définition de son signal de demande, et cela change véritablement la donne. Il ne s’agit plus de prescrire des solutions, mais de cerner précisément les problèmes à résoudre et d’exploiter pleinement la créativité et l’inventivité des start-up et scale-up des pays de l’Alliance. C’est le début d’une nouvelle ère pour l’innovation dans les pays de l’OTAN – et le NIF est là pour faire en sorte que les start-up qui présentent le plus de potentiel bénéficient des capitaux et du climat de confiance requis pour creuser leurs idées les plus audacieuses et développer des capacités propres à renforcer l’Alliance et sa défense.
Président du fonds OTAN pour l’innovation (NIF)
La diffusion du signal de demande agrégée est une étape importante, qui va contribuer à rapprocher le monde de l’innovation et celui du développement des capacités essentielles de défense. Dans les fonctions que j’exerce au DIANA depuis maintenant trois ans, je constate chaque jour que l’Alliance compte des porteurs d’innovation pleins de talent et d’expertise technique qui ne demandent qu’à répondre aux besoins les plus urgents de l’OTAN. Grâce à ce signal de demande agrégée, les pionniers de l’innovation vont pouvoir nous expliquer ce qu’ils peuvent faire pour nous et nous aider à sortir des solutions préconçues qui n’exploitent pas toujours tout le potentiel des technologies émergentes. Nous nous félicitons de cette avancée ; l’innovation va être encore davantage au cœur des opérations de l’OTAN, et les acteurs concernés sont prêts à relever le défi.
Chef des opérations du DIANA
Le NIAG salue cette initiative, grâce à laquelle les porteurs d’innovation et le monde de l’industrie au sens large seront mis au fait des priorités de défense retenues par l’Alliance. Défini à partir des problèmes à résoudre et des effets recherchés, ce signal de demande va contribuer à faire naître les idées et les technologies nouvelles qui aideront les pays de l’OTAN à atteindre leurs objectifs capacitaires. Il va permettre aux industriels et aux bailleurs de fonds de bien cerner ce dont les Alliés vont avoir besoin au cours des dix prochaines années, et, partant, de mieux cibler leurs investissements. Les acteurs de l’innovation, de leur côté, seront mieux à même d’expliquer en quoi les technologies qu’ils proposent peuvent produire les effets attendus et servir les grandes priorités de défense des Alliés. Nous sommes impatients de jouer le rôle qui nous revient et de faire résonner ce signal de demande dans tout l’écosystème d’innovation de défense et toute la base industrielle de l’Alliance.
Président du Groupe consultatif industriel OTAN (NIAG)